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Compagnon de route

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Le cheval et l’homme se rencontrent en Europe voici environ 600000 ans. Le premier est la proie, le second le chasseur.
Mais, à la fin du néolithique, leur relation change radicalement : le cheval est domestiqué dans les plaines du Kazakhstan. Les civilisations humaines n’auront alors de cesse de façonner leur compagnon selon leurs besoins et leurs goûts. Au XVIIIe siècle, les scientifiques se passionnent pour la classification. Les races de chevaux sont décrites et répertoriées.
Depuis le XIX siècle, le nombre de races équines s’est accru de façon exponentielle.


Une proie façonnée par l’environnement

« La taille du cheval montre une tendance générale à la diminution, associée à des fluctuations d’ordre climatique, depuis son arrivée en Europe », explique Nicolas Boulbes, paléontologue au Centre européen de recherches préhistoriques à Tautavel, dans le Languedoc-Roussillon. Les mammifères semblent suivre certaines règles comme celle de Bergmann, selon laquelle les membres d’une espèce vivant sous un climat froid tendent à avoir une masse corporelle plus importante que ceux qui vivent dans des conditions climatiques plus tempérées. Le ratio entre la surface et le volume du corps chez les grands animaux étant plus faible, cela permet de limiter les déperditions de chaleur. » Le cas du cheval est bien étudié : l’animal figure parmi les plus fréquemment retrouvés sur les sites préhistoriques. « Son omniprésence s’explique par la plasticité de son squelette qui lui a permis de s’adapter à son environnement, souligne Nicolas Boulbes. Nous avons pu évaluer le poids du cheval de la Caune de l’Arago (grotte de Tautavel), l’un des plus anciens d’Europe. Il avoisine les 500 à 600 kilos, les équidés pouvant atteindre près de 800 kilos dans les niveaux inférieurs datés de 560 000 ans. » Robuste, le museau court, les dents puissantes aux épisodes glaciaires, sa taille peut diminuer, son museau s’allonger et ses dents s’affiner pendant les phases plus tempérées. À partir de 150 000 ans, le cheval préhistorique rapetisse quasi constamment, avec une stature comparable, à la fin du paléolithique, aux derniers chevaux sauvages actuels, ceux de Przewalski.

Compagnon de route
Au début du paléolithique inférieur, les équidés sont les proies des grands carnassiers (grande hyène, grands félins...). L’homme est alors charognard ; puis le cheval a dû apprendre à fuir aussi devant celui-ci, devenu chasseur. Les stries sur les ossements retrouvés sur les sites préhistoriques témoignent d’une mise en pièces de la carcasse avant consommation. « Des fractures typiques montrent que même la moelle à l’intérieur des os et la cervelle étaient consommées », précise Nicolas Boulbes. Plus tard au paléo- lithique supérieur, les os ont servi à la confection d’une industrie osseuse. Les dents (incisives, canines) sont plus rarement devenues des éléments de parure.

Compagnon de route
Partenaire de labeur et de loisirs

Si, autrefois, la plupart des gens savaient monter, c’était le plus souvent par nécessité. Car avant l’invention du moteur à traction, le cheval était à la fois un moyen de transport, un outil ouvrier (agricole et minier) et une arme de guerre. À l’instar de nos automobiles, il existait d’ailleurs différents « modèles ». Les plus beaux, réservés à la représentation des plus riches et puissants (cavaliers militaires, nobles, rois) ; les plus rustres, pour assurer le transport commun. Dans la littérature du Moyen Âge, le héros, jeune chevalier en quête de gloire et d’amour, passe de son destrier (fier cheval de guerre) à un palefroi (cheval prestigieux pour les déplacements ordinaires), et parfois au roncin (un cheval trapu et de moindre valeur) quand la mauvaise fortune s’abat sur lui.
Aujourd’hui, le cheval est un compagnon de loisirs. Avec lui, les cavaliers s’essaient à la randonnée, au dressage, au saut d’obstacles, au cross (saut d’obstacles naturels), au trec (ou Technique de randonnée équestre de compétition), au horse- ball, au polo, etc. Le cheval n’a cependant pas encore le statut d’animal de compagnie (à l’exception des chevaux miniatures, utilisés notamment par des handicapés aux États-Unis), au grand dam de ceux qui voudraient lui éviter l’abattoir, mais également des éleveurs de bo- vins français qui n’aiment pas que le cheval se fasse passer pour un bœuf.
La tendance générale est aussi à l’attelage pour les services « hippomobiles ». Afin de réduire nos émissions de CO2, de nombreuses collectivités font le choix de recourir de nouveau au cheval pour des tâches comme l’entretien des espaces verts, le ramassage des déchets, etc. « Le cheval territorial, par la variété de ses missions, son rendement écologique largement supérieur à celui des engins motorisés, l’impact social qu’il suscite et son potentiel de développement constitue un véritable “agent de service public multifonctions” », peut-on lire dans un rapport du ministère de l’Agriculture de septembre 2012. Les Haras nationaux proposent même des formations à ces nouveaux-anciens métiers. Dans la vigne aussi, le cheval retrouve ses lettres de noblesse. Écologique, respectueux de la terre, maniable ; il est utilisé dans les plus grands domaines. Enfin, les médecins proposent parfois des séances d’équithérapie. Le cheval agit comme un catalyseur : il aide notamment les autistes à communiquer, avec lui et à propos de lui.

Aujourd’hui, le cheval est un compagnon de loisirs. Avec lui, les cavaliers s’essaient à la randonnée, au dressage, au saut d’obstacles, au cross (saut d’obstacles naturels), au trec (ou Technique de randonnée équestre de compétition), au horse- ball, au polo, etc. Le cheval n’a cependant pas encore le statut d’animal de compagnie (à l’exception des chevaux miniatures, utilisés notamment par des handicapés aux États-Unis), au grand dam de ceux qui voudraient lui éviter l’abattoir, mais également des éleveurs de bo- vins français qui n’aiment pas que le cheval se fasse passer pour un bœuf.
La tendance générale est aussi à l’attelage pour les services « hippomobiles ». Afin de réduire nos émissions de CO2, de nombreuses collectivités font le choix de recourir de nouveau au cheval pour des tâches comme l’entretien des espaces verts, le ramassage des déchets, etc. « Le cheval territorial, par la variété de ses missions, son rendement écologique largement supérieur à celui des engins motorisés, l’impact social qu’il suscite et son potentiel de développement constitue un véritable “agent de service public multifonctions” », peut-on lire dans un rapport du ministère de l’Agriculture de septembre 2012. Les Haras nationaux proposent même des formations à ces nouveaux-anciens métiers. Dans la vigne aussi, le cheval retrouve ses lettres de noblesse. Écologique, respectueux de la terre, maniable ; il est utilisé dans les plus grands domaines. Enfin, les médecins proposent parfois des séances d’équithérapie. Le cheval agit comme un catalyseur : il aide notamment les autistes à communiquer, avec lui et à propos de lui.


Article rédigé par Morgane Kergoat , extrait du numéro  141 des cahiers de sciences et vie " LE CHEVAL, l'atout maître de l'homme"



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