Connectez-vous S'inscrire
Equitv, la webTv du cheval et de l'équitation
Facebook
Twitter
Rss
Google+
Mobile

Les centaures de la steppe : le compagnon vital du nomade

Notez


Les clans des guerriers éleveurs présentent une organisation similaire. Cavaliers scythes en or (ive siècle av. J.-C.). Archers turco-mongols (miniature, XVe siècle).
Les clans des guerriers éleveurs présentent une organisation similaire. Cavaliers scythes en or (ive siècle av. J.-C.). Archers turco-mongols (miniature, XVe siècle).

La pratique de l'équitation

Numériquement, le cheval n’est pas la première espèce élevée, mais elle reste la plus prisée. « La richesse individuelle se mesure à la taille du troupeau », précise l’ethnologue. L’équitation se pratique très jeune et jusqu’à un âge avancé. « On prend son cheval pour un oui, pour un non ; il constitue même un siège commode ! » À l’aise quelle que soit l’allure, les cavaliers emploient un matériel plutôt simple, se dirigent avec le poids du corps. La pratique est féminine autant que masculine. C’était sans doute déjà le cas chez les Scythes. « De statut assez élevé dans les peuples nomades, les femmes peuvent participer aux activités guerrières: de 20 % à 25 % des tombes féminines du vie au IVe siècle av. J.-C. contiennent des armes et des harnachements de chevaux », confirme Iaroslav Lebedynsky. Chasse montée et jeux équestres (courses longue distance, bouzkachi) sont des loisirs populaires. 


L'importance symbolique majeure du cheval

Plutôt sous-représenté dans l’art des steppes, le cheval a en revanche donné lieu dès l’Antiquité à un riche artisanat (décorations de selles, harnachements...). Compagnon vital du nomade, il a une importance symbolique majeure. Il est très présent dans les rites funéraires des cultures anciennes. « On retrouve dans les tombes des chevaux entiers ou des parties de cheval, par exemple la peau et le crâne chez les nomades turcs, des chevaux ou des peaux tendues pouvant aussi être disposés autour des tombes », précise Iaroslav Lebedynsky. « Le sacrifice des chevaux, avec l’idée que le cheval accompagne le mort dans l’au-delà, est toujours pratiqué », ajoute Carole Ferret. 


Le cheval continue d'alimenter les légendes

Source d’inspiration pour la mythologie, le cheval est parfois associé aux rites chamaniques et continue d’alimenter les légendes. « Il joue un grand rôle dans les épopées orales de toutes les cultures turcophones », précise l’ethnologue. Très attachés à leur monture, les peuples des steppes en font un puissant vecteur d’identité, fortement réinvesti depuis la fin de l’URSS. Si leur réputation de guerriers appartient désormais au passé, ils restent bel et bien des cavaliers... 


Article extrait des cahiers Science & vie "Le cheval, l'atout maître de l'homme"




Nouveau commentaire :
Facebook





Partager ce site



Derniers connectés
Elodie CHRISTOFIDIS
Isabelle FAUGERAS
Verywelsh ELEVAGE
Sandra MARGUIER
Asso. CHEVAL.LOISIRS
Christine NAVARRO
Lucie CHOQUEUX
Syndie HUOT
Florence DA SILVA
Zorro DE LA VEGA
CRI CRI
Marie ALOS