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Les centaures de la steppe

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De nombreux peuples nomades ont émergé dans les steppes d’Eurasie depuis l’Antiquité. Ces combattants redoutables ont parfois bâti de véritables empires. Surtout, ils ont développé une civilisation unique basée sur une exploitation totale du cheval.


Les peuples des steppes continuent d’entretenir une relation très forte avec leur monture. En Mongolie, on vit sur son cheval.
Les peuples des steppes continuent d’entretenir une relation très forte avec leur monture. En Mongolie, on vit sur son cheval.

Les steppes occupées par de nombreux peuples cavaliers

Entre Danube et Mongolie s’étire le territoire immense et inhospitalier des steppes d’Eurasie, berceau de nombreux peuples cavaliers. Semblant faire corps avec leur monture, ces rudes nomades ont su mieux que personne tirer parti de la mobilité du cheval. Dès l’Antiquité, ils ont harcelé les grandes civilisations sédentaires de Chine, d’Europe et du Moyen-Orient. Les figures légendaires d’Attila, roi des Huns et « fléau de Dieu », ou de Gengis Khan, impitoyable empereur mongol, ont traversé les siècles. « En réalité, toute une série de peuples cavaliers a occupé les steppes à partir de 800 av. J.-C. et presque jusqu’à nos jours, souligne l’historien Iaroslav Lebedynsky. En contraste avec leur diversité, ils ont développé une civilisation dont la grande uniformité touche principalement à l’usage du cheval. » Ses héritiers perpétuent cette tradition dans la région du massif de l’Altaï (Sibérie, Mongolie, Kazakhstan, etc.), où les équidés restent omniprésents, pourvoyant aux besoins alimentaires, servant au moindre déplacement et inspirant mythes et coutumes. 

Rustiques, les chevaux des steppes et de la taïga affrontent les milieux les plus hostiles (photo extraite du film Chamane, de Bartabas).
Rustiques, les chevaux des steppes et de la taïga affrontent les milieux les plus hostiles (photo extraite du film Chamane, de Bartabas).

Union des peuples

Cette civilisation atemporelle, avec le cheval pour dénominateur commun, unit des peuples qui diffèrent par leurs langues et leurs ethnies. « On peut schématiquement les répartir en trois groupes, explique Iaroslav Lebedynsky. Le premier est constitué des peuples scythiques, de langue iranienne et de type europoïde. Le second, des peuples de type plutôt mongoloïde et parlant des langues turques. Enfin, un troisième groupe rassemble ceux qui échappent à cette classification: les Magyars de langue ouralienne, les Huns qu’on ne sait pas où placer, etc. » 


Domestiqué à la préhistoire, le cheval a été utilisé dès l’âge du bronze pour tirer les chars de guerre. L’équitation, elle, est attestée plus tardivement. « Des peuples d’archers à cheval seraient apparus vers le début du premier millénaire dans les steppes », indique l’historien. Ils semblent être les héritiers de cultures sédentaires antérieures ; leur mode de vie ne serait donc pas une survivance archaïque, mais témoignerait du passage à un élevage extensif adapté au milieu. Parmi ces premiers nomades figurent les mystérieux Cimmériens, évoqués par Homère et des sources assyriennes. 


Article extrait des cahiers Science & vie "Le cheval, l'atout maître de l'homme"




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